Journal filmé 66
Du 9 au 14 avril 2017
Mis en ligne le 9 janvier 2018
Musique : Georges Delerue La Nuit américaine / matin, maison
/ ouverture du volet, point de vue / chat derrière la vitre / ouverture de la
porte, chat qui se frotte sur mes pieds / gerbilles / Ouest-France et photos de
presse / chaussures vides et pieds du filmeur / objets sur la table : livre de
Sylvain Prudhomme, téléphone / Table-jardin côté bureau / avant et après la
tonte / Ouest-France / article sur Michel Coudriau / démontage de l’abribus sur
la place / Ouest-France / chat qui dort / Ouest-France / tonte dans le point de
vue / après la tonte / arbres et ciel bleu / ouverture du volet / bouton poussoir / point de vue / arbres
dans le jardin / ombre du filmeur dans la maison avec les colliers de boules
2 min 53 s
Parfois je perds le fil du Journal filmé et je m’interroge
sur l’intérêt de continuer. En lisant le livre Alain Cavalier, cinéaste et
filmeur, j’ai trouvé, page 94, ce texte de François Truffaut paru dans la revue
« art » le 15 mai 1957 : « le film de demain m’apparaît plus personnel encore qu’un
roman, écrivait-il, individuel et autobiographie, comme une confession ou un
journal intime. Les jeunes cinéastes s’exprimeront à la première personne et
raconteront ce qui leur est arrivé : cela pourra être l’histoire de leur
premier amour ou plus récent, leur prise de conscience devant la politique, un
récit de voyage, une maladie, leur service militaire, leur mariage, leurs
dernières vacances quoi, et cela plaira presque forcément parce que cela sera
vrai et neuf.
Le film de demain ne sera pas réalisé par des fonctionnaires
de la caméra, mais par des artistes pour qui le tournage d’un film constitue
une aventure formidable et exaltante.
Le film de demain ressemblera à celui qui l’a tourné et le
nombre de spectateurs sera proportionnel au nombre d’amis que possède le
cinéaste. Le film de demain ce sera un
acte d’amour. » François Truffaut.